Le Nova est pour tout cinéphile qui se respecte un lieu incontournable à Bruxelles. La première chose qui m’a frappé lorsque j’y suis rentré pour la première fois c’était son aspect vétuste comme si le temps s’était arrêté. Mais cette atmosphère résolument vintage laissait entrevoir un monde ouvert sur la diversité cinématographique dans ce qu’il a de plus beau.
Un lieu où se côtoient films d’auteur, films de genre, cinéma d’essai, de fiction, d’animation… Un endroit où on peut découvrir des réalisateurs oubliés ou injustement méconnus, du cinéma expérimental, des classiques mais aussi du film amateur.
Un cinéma qui permet à de jeunes auteurs de pouvoir s’exprimer, à des documentaires militants d’être montré, à des perles rares d’être mises à l’honneur. Mais c’est aussi un haut lieu du militantisme, qui offre à son public de s’interroger sur notre société grâce à des rencontres, des débats, qui nous pousse à devenir acteur et pas seulement spectateur de ce que l’on voit.
C’est un lieu qui brandit fort ses convictions et qui par son ouverture au monde et via les films qu’il présente veut défendre la diversité des styles, la richesse des genres, l’acceptation de la différence, les droits des minorités, l’égalité des sexes, l’écologie, la lutte contre l’ultra-libéralisme et le patriarcat, les alternatives pour une démocratie plus participative, l’importance de la solidarité et la lutte des classes.
C’est pour toutes ces raisons et pour l’affection que je porte à ce cinéma que j’ai décidé de le soutenir.