J’ai présenté mes films au Nova il y a quelques années. Ce lieu est précieux : indépendant, alternatif, libre dans ses choix de programmation. En cette période d’uniformisation et de marchandisation de l’art, il offre à d’autres formes cinématographiques la possibilité d’exister. Nous, cinéastes du Sud, avons également besoin de ce type de lieux pour y présenter nos films, pour que notre voix soit représentée, pour que notre point de vue soit entendu. En cette période où notre voix n’est pas audible (il suffit de voir par exemple comme la parole palestinienne sur les massacres en cours est censurée et attaquée dans les festivals internationaux), un lieu comme le Nova est nécessaire. Les débats qui naissent après les films sont libres, riches, stimulants. Il faut que ça continue, que le Nova vive.

— Maher Abi Samra, réalisateur
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