Je connais le Nova depuis sa création.
Le fait qu’il tienne le coup depuis toutes ces années ne cesse de m’émerveiller.
Des dizaines de bénévoles se relaient, depuis le premier jour, pour permettre à cet espace de liberté unique à Bruxelles de durer.
La passion, la compétence et la générosité de ces personnes sont à saluer.
Mais l’exceptionnelle longévité du Nova s’explique aussi par l’intransigeance de ses choix de programmations.
Ils n’ont jamais failli, su garder le cap contre vents et marées, sans cesser néanmoins de se réinventer.
On n’y voit pas que des œuvres inoubliables parce que le cinéma doit prendre des risques mais c’est grâce au Nova que je suis sortie des sentiers battus de la production calibrée.
C’est au Nova que je rajeunis (moi qui vais vers mes septante printemps et hivers) parce que j’y vis des premières fois éblouissantes, des saines colères, des raisons d’y croire encore.
Et puis j’aime le bar du Nova bourdonnant ou désert, je m’y sens à la maison.
— Béatrice Haché